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Athletics Canada

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Macrozonaris-Henry : ça passe ou ça casse!
Posted by webmaster on Tuesday, November 29 2005

Radio-Canada.ca
Mise à jour le mardi 29 novembre 2005 à 12 h 49
Athlétisme

Nicolas Macrozonaris et Anson Henry n'abdiquent pas. Radio-Canada.ca a obtenu copie des documents qui appuient le deuxième appel des sprinteurs. En octobre, Athlétisme Canada a privé les deux athlètes de leur brevet international.

Après un premier appel rejeté, les deux athlètes reviennent à la charge et répliquent à leur Fédération avec des chiffres, des documents et des arguments.

Le cas Macrozonaris

Macrozonaris réclame désormais uniquement l'obtention d'un brevet médical.

Dans un premier temps, Athlétisme Canada a justifié son annulation du brevet par le déclin des performances du Québécois depuis 2003. Le fait est indéniable, il a couru le 100 m en 10,03 en 2003, puis en 10,40 s en 2005.

La défense de Macrozonaris est claire. Il n'est pas le seul dans cette situation et il donne un exemple précis: les temps de Pierre Browne sont aussi en constante régression depuis 2002 (de 10,12 s à 10,27 s). Pourtant, Browne a reçu un brevet senior. Pourquoi Macrozonaris est-il le seul à être puni à cause du déclin de ses performances?

Dans son plaidoyer, Macrozonaris utilise aussi la table Bouchard-Mercier, qui sert à comparer entre elles, en valeur absolue, des performances réalisées dans des épreuves différentes. Le verdict est sans appel: malgré un très petit nombre de courses cette saison, le sprinteur québécois a éclipsé quatre autres athlètes qui ont obtenu un brevet médical!

Qui dit vrai?

Macrozonaris, constamment blessé la saison dernière, a ensuite demandé un brevet médical, à défaut d'un brevet international. Il ne comprend pas que cette requête lui ait aussi été refusée. Athlétisme Canada affirme n'avoir jamais été mis au courant des blessures du sprinteur, une exigence pour l'attribution d'un brevet médical.

Macrozonaris rappelle que deux personnes impliquées dans son entraînement ont confirmé en avoir été informées. L'athlète a même reçu des traitements de physiothérapie au Centre national d'entraînement de Montréal... en utilisant les assurances de la fédération sportive. Son absence aux camps d'entraînement du relais, dont il est membre lors des grands rendez-vous, est également révélatrice, selon lui.

Athlétisme Canada a ensuite avancé que Macrozonaris n'avait pas soumis son programme d'entraînement pour la saison à venir. Des documents démontrent toutefois qu'un dirigeant de la fédération a accusé réception du programme d'entraînement en même temps que la demande de brevet, il y a quelques mois. Radio-Canada.ca a obtenu copie de ce programme.

Sans compter que Hank Palmer, breveté senior, aurait soumis son programme d'entraînement en même temps que Macrozonaris!

Henry dans le même bateau

Le spécialiste ontarien du 100 m, Anson Henry, s'est également vu refuser son brevet senior. Les raisons? Des performances décevantes et un calendrier d'entraînement inconnu.

Or, Nicole Stevenson, Megan Metcalfe et James Steacy, tous trois brevetés seniors, ont réussi moins de performances au-delà des standards que Henry la saison dernière. Un examen des résultats des quatre athlètes révèle aussi que seul Henry a vu ses temps s'améliorer depuis 2003! Pour ce qui est du calendrier d'entraînement inexistant, l'athlète maintient qu'un haut dirigeant d'Athlétisme Canada a reçu les documents exigés.

Un gagnant et un perdant

Une chose est sûre: le résultat de ces appels est à suivre avec attention. S'ils sont rejetés, les deux coureurs seront éloignés de leurs 100 m pendant un bon bout de temps, bien malgré eux. En revanche, une décision favorable à Macrozonaris et à Henry forcera Athlétisme Canada à leur faire de la place... en annulant le brevet d'un autre athlète.

Dans tous les cas, devant le jury comme sur la piste, il y aura un gagnant et un perdant.

Sprinter to reappeal denial of funding
Posted by nic on Sunday, November 20 2005

By JAMES CHRISTIE
The Globe and Mail

Friday, November 18, 2005 

Olympic sprinter Nicolas Macrozonaris, whose forte is to break the tape at a finish line, now needs to break through red tape to continue his training.

The 25-year-old runner from Laval, Que., has launched a second appeal to have his federal funding reinstated, after Athletics Canada dropped him from the Athlete Assistance carding program for non-performance this year, then rejected his first appeal, based on a claim of injury. Loss of the financial aid will cost Macrozonaris $18,000 (tax-free) a year.

The two-time Canadian champion, now training in Ottawa, plummeted to seventh in Canada's 100 metres rankings this year. Only the top six are carded.

Macrozonaris claimed he suffered a series of nagging injuries beginning in May that restricted his training and performance. But Athletics Canada said Macrozonaris didn't file his injury report within a 30-day period. His management company, Top Elite Group, counters that Athletics Canada didn't post the appropriate injury forms on its Internet site until July.

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"He was hurt this summer for a majority of the season, as the medical papers submitted to Athletics Canada demonstrated in his appeal," Top Elite president Bruny Surin said.

When he was first left off the $1,500-a-month (tax-free) carding list at the end of October, Macrozonaris published some acid-tongued comments on his World Wide Web site. That site, http://www.macrozonaris.com, was not accessible yesterday, but the harsh words were already available in previous reports: "Athletics Canada must be, at the top, staffed largely with people who are unaware of how little they know, or, by people who simply do not care. On the other hand, it may simply be payback for my prior outspokenness about qualifying standards and other issues.

"What I do know is that regardless of the decision in this case, it feels like my country has let me down. I must now devote energies to the charade known as the appeals process, taking away from my work for the upcoming season."

Un deuxième appel pour Macrozonaris
Posted by nic on Friday, November 18 2005

Radio-Canada.ca, Jeudi, 17 Novembre 2005

Après s'être vu refuser son brevet international par Athlétisme Canada à la fin octobre, Nicolas Macrozonaris a appris une autre mauvaise nouvelle cette semaine quand son appel a été rejeté.

Classé septième au Canada, le sprinteur québécois ne pouvait obtenir de brevet puisque seuls les six premiers bénéficient de cette précieuse carte.

Pour expliquer ses contre-performances en 2005, Macrozonaris arguait qu'il avait été aux prises avec de multiples blessures. Il soutenait qu'à défaut d'un brevet international, il devrait avoir au moins droit à un brevet médical.

Cette semaine, Athlétisme Canada n'a pas tenu compte des considérations médicales pour lui octroyer son brevet international. La fédération canadienne allègue que Macrozonaris, deux fois olympien, n'a pas rempli, dans les délais prescrits, les documents nécessaires pour l'obtention d'un brevet médical.

Malgré ce revers, la cause a été portée en appel pour une deuxième fois.

L'agence Top Élite Management, qui représente le Lavallois de 25 ans, se dit persuadée de gagner sa cause. Elle va s'appuyer sur un détail technique pour permettre à Macrozonaris d'obtenir un brevet médical.

« Nicolas était blessé en mai. Même s'il avait voulu remplir les documents à cet effet, il ne pouvait pas parce qu'ils n'étaient pas disponibles chez Athlétisme Canada. Ce n'est qu'en juillet qu'ils ont affiché ces documents sur leur site », a expliqué Kris Mychasiw, le directeur des opérations de Top Élite Management, à Radio-canada.ca.

En forme aux mondiaux

Par contre, Les Gramantik, directeur technique d'Athlétisme Canada, est catégorique: Macrozonaris ne les a jamais prévenus qu'il était blessé. M. Gramantik croit plutôt que le Québécois a attendu la fin de sa saison décevante pour invoquer des blessures.

« Quand un athlète se blesse, il a 30 jours pour nous avertir que sa blessure va le tenir à l'écart de l'entraînement pour au moins quatre mois. Macrozonaris a certes été blessé au cours de la saison, mais jamais ses blessures l'ont contraint à l'inactivité pendant quatre mois. Il était aux Championnats du monde au mois d'août à Helsinki et les rapports de nos médecins indiquent qu'il était en parfaite santé », nous a confié M. Gramantik.

La décision du deuxième appel doit être rendue la semaine prochaine. Si on se fie aux critères d'Athlétisme Canada, les chances de Macrozonaris sont bien minces puisqu'il n'a jamais été tenu à l'écart de la compétition pour plus de quatre mois.

Le sprinteur, qui s'entraîne présentement au dôme intérieur Louis-Riel à Ottawa, devra donc inscrire, la saison prochaine, trois résultats successifs en deçà des critères d'Athlétisme Canada pour retrouver son brevet et les 1500 $ mensuels qui y sont rattachés.

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